Un contrat, un salaire ? Tu rêves graphiste!

Préambule.

Me revoilà avec un nouvel article de la série « ton travail ne vaut rien ou si peu »,  pour vous compter cette fois ci, une proposition de travail que l’on m’a faite.
Pour ce qui est du sujet de cet article, je suis convaincu que l’histoire que je vais vous détailler ici, bon nombre d’entre vous (si tant est que vous soyez, soit graphiste, designer, illustrateur, développeur…) en ont vécu de semblables, peut-être pas identiques dans le détail mais du moins dans la finalité, à savoir un travail herculéen payé peanuts.

Je tenais à dire en aparté, que les 2 premiers articles, « Le bon, la brute et … moi » et « Avec ou sans vaseline … ça ne passe pas! », ont assez bien fonctionné, mais surtout l’article d’introduction à cette série (qui reste à ce jour l’article du blog ayant eut le plus de vues en une journée) et ce grâce à un relais fait sur les réseaux sociaux par Gaétan Weltzer aka Design Spartan, un grand merci à lui et à tout ceux qui ont communiqué sur cet article😉 .

La genèse.

Il s’agit d’une proposition qui m’avait été faite en Juin 2011, il me semble. Je reçois alors un message d’un certain Gaston sur Facebook, qui m’indique, en quelques lignes, qu’il me contact suite au conseil d’un ami commun, et ce pour une éventuelle collaboration professionnelle. Après en avoir pris connaissance, sans même aller plus loin dans la lecture du message,  je me sentais déjà reconnaissant envers cet ami (et malgré ce qui va suivre, je le suis toujours).

Mon contact se présentait dans le message comme étant fraîchement diplômé d’une haute école de marketing bruxelloise, et ayant l’objectif avec un de ses amis, de créer une société. Dans la suite du message, Gaston, me disait avoir pris connaissance de mes travaux, et qu’il serait donc intéressé de collaborer avec moi.

Vous avez exactement le profil recherché. J’aime bien votre style et votre book témoigne d’une  certaine expérience dans le domaine.

A la suite de ces quelques phrases d’usages, il clôtura son message en me demandant de le contacter pour avoir plus de détail dans le cas ou je serai intéressé.

Le projet … Version 1, tout se passe bien !

Bien évidement, je répondis positivement à son message, en le remerciant, et en lui demandant donc de me parler plus en détails de son projet, et de ce qu’il attendait de moi.

Une société sérieuse.

Je reçus un nouveau message quelques jours plus tard, Gaston se disait content d’avoir eut une réponse de ma part et commençait d’une manière tout à fait sérieuse, à m’exposer plus en détails son projet matériel de bureauqu’il appelait le projet WB2.
Pour résumer ce que j’en compris en quelques lignes, il s’agissait d’une agence de consulting qu’il était en train de monter avec son ami, agence qui devait avoir pour but de venir en aide et apporter des conseils à des sociétés au niveau du marketing, management…

Pour moi tout était logique, compte tenu de sa formation, néanmoins je trouvais tout de même précipité pour ne pas dire prétentieux, pour des jeunes diplômés, de prétendre conseiller ou manager des sociétés tiers, sans avoir d’expériences professionnelles préalables, mais soit, je me gardais bien de lui fait part de cette opinion.

Une équipe pour un site.

Gaston poursuivit son message en m’expliquant que bien évidement il avait besoin pour son entreprise d’un site internet, que lui et son collègue avaient décidé de monter une petite équipe en interne pour le réaliser, qu’il comptait donc sur moi pour la partie design du site, mais également pour la création de photomontages voire de peintures / illustrations éventuellement. Il me laissait comprendre qu’en plus de la partie créative mon travail aurait aussi un aspect plus technique développement.

N’étant pas développeur (back-end), je lui répondis en lui précisant mes domaines de compétences, et en lui en demandant plus sur les autres membres de l’équipe …

Gaston  me dit qu’il avait déjà trouvé un développeur, que l’équipe se montait petit à petit, il me proposa de continuer nos discussions par téléphone et par mail.

Le projet… Version 2, qui dit mieux ?

Encore quelques jours passèrent puis un coup de téléphone. Gaston mon interlocuteur au débit de paroles assez impressionnant, rentra un peu plus dans la présentation de ce projet WB2.
Les paroles coulèrent ne laissant que peu de place à la respiration, si bien qu’après quelques minutes, l’essoufflement se faisait sentir, semblant peut à l’aise, il passait du tutoiement au vouvoiement d’une phrase à l’autre. (mon charisme légendaire devait l’impressionner, je comprends!)

Du sérieux au jeu.

jeu de poker

Le projet exposé me semblait être et était totalement différent de celui dont il m’avait fait part via Facebook, plus question de conseils donnés à des entreprises, non, le projet consistait à présent, en la réalisation d’un jeu de simulation multi-joueurs en ligne, dans lequel chaque joueur gérant d’une entreprise virtuelle entrera en compétition avec les autres pour gagner des parts de marché et ainsi monter dans le classement.

Du jeu au délire.

Selon Gaston, son jeu allait casser la baraque, il avait fait une étude de marché se basant sur les autres jeux en ligne du même style, par exemple les jeux Looki (selon ses dires). Il allait cartonner et faire une sacrée concurrence aux autres, car il connaissait le fonctionnement de genre de jeux étant lui même gamer.
Les paroles continuèrent de fuser, il m’exposait, selon lui comment en quelques mois son jeux serait le plus jouer et comment les centaines de milliers d’euros seraient engrangés dans un laps de temps relativement court.

J’essayais de lui dire tout de même, que le genre de jeu sur lequel il basait sont modèle économique nécessité un sacré investissement, qu’une publicité importante devait être mis en place et qu’une tel ambition sur les bénéfices devait être revu à la baisse, du moins sur la durée. Rien n’y faisait son étude était parfaite, après 3 mois il aurait 200 000 joueurs qui payeraient en moyenne 2 euros par personnes (faites le calcul). Soit je n’ai pas de diplôme de marketing, il devait savoir de quoi il parlait.

Du délire au surréalisme.

Après m’avoir parlé de la finalité du projet et de ses objectifs économiques, il me faisait part des délais qu’il envisageait pour la sortie de son jeu, et c’est là que le scénario prit une tournure quelque peu abracadanbrantesque. En effet, sachant que nous étions fin juin et qu’hormis une simple conception de l’esprit rien de concret n’était réalisé, le fait qu’il me dise souhaiter sortir une « version alpha » pour la mi-juillet (soit une vingtaine de jours) suivit d’une « version beta » pour septembre et enfin une version finalisée du site dans la foulée qui devait répondre à ses ambitions économiques pour décembre, me fit prendre conscience que ce cher Gaston évoluait plus dans un univers parallèle plus proche de celui d’Inception que dans la vie réel.

Une fois de plus, je tentais de le faire revenir à la réalité, le développement d’un jeu tel que peut les produire la société Looki, était un travail fastidieux qui nécessitait à coup sur le travail d’une équipe de développeurs chevronnés travaillant temps plein durant plusieurs mois. Une fois de plus mes paroles restèrent vaines, ses idées étaient arrêtées, son projet était béton et d’ailleurs il m’annonça qu’il commençait lui même à apprendre Php grâce à des tutoriels sur internet !

Un contrat ? Être payé ? Euh… oui… enfin… voyons.

cacahuettes

Malgré tout, profitant d’un break dans sa course de fond, je me permis de lui poser quelques questions concernant le contrat et la rémunération qu’il me proposait. Et là, que dire, je pris 50ans en 5 secondes, non pas de contrat, non pas de salaire.
D’après ce que je compris à ce moment et que tout ce qu’il me proposait, c’était de lui offrir gracieusement mes services en attendant que sa société ne rapporte, là si je le souhaitais je pourrai postuler et éventuellement avoir des actions (ou une ânerie de ce style). Néanmoins si ma volonté d’être payé sur le moment était plus importante que celle d’avoir un hypothétique contrat et une intégration plus conséquente dans l’entreprise (actionnaire, laveur de vitre, pdg, astronaute, Jedi qui sait tant qu’à faire des promesses sur du vent), il pouvait éventuellement une fois le travail finalisé, me donner 100euros, auquel cas, je n’aurais plus accès à la proposition de contrat promise.

Fin de la discussion!

Ce que je compris à ce moment, était que son projet WB2 si bien ficelé, se trouvait être finalement le pur délire de jeunes marketeux gamers aux dents longues, qui quoi qu’ils en dise n’était absolument pas préparé. Aucun budget n’était existant pour la création de cette société, aucune levée de fond n’avait été faite. Les seules personnes qui, dans cette histoire, prenaient des risques étaient les graphistes, designers, développeurs… qui rentreraient dans ce projet.
Ce projet qui devait casser la baraque, ne couterait rien à ces chef d’entreprise web 2.0 sans scrupules (ou juste con? Je vous laisse libre de juger), dans le cas d’une réussite ce serait tout benef pour eux, dans le cas contraire ils n’auraient rien perdu, puisque tout les risques, ils les avaient fait porter à ceux qu’ils recruteraient, qui eux pouvaient se retrouver, après avoir travaillé plusieurs mois sur un projet (qui n’est pas le leur) sans rien.

Fin de la discussion, pas tout à fait.

Il est vrai qu’à la fin de ce coup de fil, je n’avais pas été très clair, je du clôturer la discussion par un « On verra« .
(Pensant peut-être, que de grands spécialistes de la créations d’entreprises se remettraient en cause et que peut-être après quelques préparatifs, leurs projets serait viable auquel cas une discussion employeur / employé aurait lieu d’être)

  • Toujours est-il que le lendemain ou sur-lendemain, je reçus un mail me proposant de faire part de mes dispositions, pour une réunion d’information qui serait organisée avec l’équipe (oui apparemment à ce moment là je faisais partie de l’équipe).
  • Quelques jours plus tard, encore un nouveau mail (le plus beaux de tous) me demandant si je pouvais organiser cette réunion moi-même et trouver un lieu ou elle pourrait se dérouler. Mais ce n’est pas tout dans ce mail était joint un lien vers un site de tutoriels pour (je cite à peu de chose près): augmenter mes compétences pour pouvoir réaliser le jeu. Mail auquel je ne pu m’empêcher de répondre en ajoutant une nouvelle liste de sites de tutoriels pouvant l’intéresser.

Les mois d’été passèrent, je pensais ne plus jamais avoir de nouvelles, mais en septembre, un nouveau mail de Gaston dans ma boite me demandant si j’étais toujours disposé à « travailler » sur le projet, logiquement en septembre la seconde version du site devait être en ligne, mais apparemment il n’y avait toujours rien de concret (peut-être que son projet à la deadline si serrée était moins important que les congés par beaux temps).
Lassé, je renvoyais un e-mail plus clair, expliquant que son projet n’était pas viable sans une organisation sérieuse, et que je ne travaillerais pas sans contrat ni salaire.

Vrai fin de la discussion (enfin).

Curieux de me tenir à jour sur cette histoire pour l’écriture de cet article, je lançais, il y a peu, une recherche sur ce bon vieux Google sur le terme WB2 (qui je le précise n’est pas le nom réel de ce projet, après tout je ne souhaite pas faire de pub qu’elle soit bonne ou mauvaise, en référençant un billet sur le vrai nom). Les résultats du moteur de recherche me renvoyèrent vers des forums, où entre septembre et décembre 2011 notre cher Gaston posta une petite flopée de messages essayant de démarcher des « travailleurs bénévoles« . Les réponses postées ne sont étonnamment pas si différentes des miennes…

Les serp n’apportaient aucun résultat concernant un quelconque jeu. Aucun résultat,oui et non, en fait il y a bien un résultat trouvé sur la deuxième page qui renvoie, non pas vers un jeu, mais vers un blog wordpress mis en ligne il y a quatre mois à peine (soit une quinzaine de mois après cette histoire) et qui présente l’équipe. Apparemment il y aurait un(e) webdesigner et notre Gaston et son collègue seraient devenu entre temps des gourous du Php (j’exagère un peu), mais le jeu ne serait encore qu’à l’état embryonnaire, et le soit disant projet serait à présent étendu à d’autre secteur que celui du gaming.

Vous vous êtes pris la tête à lire ce pavé, alors qu’il suffisait de lire ce qui suit pour comprendre! (ne me jetez pas de pierres.)

Un autre lien, plus récent celui-ci datant d’il y a quelques jours à peine (attention: infos fraiches), parle de notre projet, il s’agit une fois de plus d’un message de recrutement laissé un forum fort connu pour sa section recrutement d’adolescents amateurs  (20 mois plus tard ils en sont quasiment au même stade!).

« nous proposons aussi de signer un contrat dont les termes disent que le développeur sera rétribué à un prix prédéfini entre les deux parties si et seulement si le jeu génère d’une quelconque manière des rentrées d’argent.
L’idéal serait d’avoir un bénévole ou bénévole partiel qui participe au projet et à qui on cèderait une partie des parts du jeu. »

Tout est dit je pense, ne vous laissez plus avoir par ce genre de pratiques, ne travaillez pas gratuitement, JAMAIS, et ce pour qui que ce soit, et surtout pas si certains sont payés mais pas vous. Ne sciez pas le sapin qui deviendra le cercueil de votre profession. Et pour conclure, ma grand-mère me disait toujours: « Un tiens vaut mieux que deux tu l’auras« .

Un employeur sérieux vous proposera toujours un contrat et un salaire!

N’hésitez pas à laisser vos impressions ou vos propres expériences en commentaire😉

Rodleg

12 réflexions au sujet de « Un contrat, un salaire ? Tu rêves graphiste! »

  1. Ping : Ton travail ne vaut rien, ou si peu. | Rod-Leg

  2. Yamo

    Une histoire effectivement très classique dans le fond – les baby-entrepreneurs du dimanche avec leur projet à la noix incapable de lever des fonds et qui se voient déjà sniffant de la coke à Ibiza sur le boulot des autres, des crevards 2.0 en somme – mais aux détails particulièrement croustillants pour le coup (le plan de la réunion est magique).

    Là où tu me fais plaisir c’est quand tu nous dis que sur les forums où ils sont allés faire les mendiants ils se sont fait rembarrés pareil. Je me souviens d’une époque où ce genre de sujet trouvait encore une majorité d’échos favorables (misère), et où d’ailleurs on lisait rarement des billets du genre du tiens.
    Les choses changent, heureusement…

    Répondre
    1. Rod Leg Auteur de l’article

      Merci Yamo, pour ton com.

      Oui c’est classique et c’est ce qui est le plus malheureux dans cette histoire, tout le monde en à une flopée identique à raconter.
      L’internet 2.0 est l’eldorado des esclavagistes modernes, je sors les grands mots qui font bondir, mais travailler gratuitement et dans ces conditions c’est de l’esclavage (les coups de fouet en moins), en plus, tous ces pseudo-entrepreneurs en carton ne se prennent pas pour de la merde, ce sont tous des Steeve Jobs en devenir.
      Pour le coup de la réunion, j’avoue que je me suis dit « il sont quand même sans gênes ». Si je me souviens bien, dans un premier lieu, cette réunion devait (d’après ses dires) se dérouler dans une salle de conférence de l’Université de Bruxelles (pardon je tousse^^), et le lendemain j’aurai dû la faire dans mon salon ^^ (c’est à en mourir de rire).

      Pour ce qui est des réponses sur les forums, sur une grande partie d’entre eux, les gens répondaient poliment, que le projet était bien ficelé, mais que la charge de travail était trop importante pour des jeunes amateurs trouver au détour d’un forum. Par contre, vu qu’il y a eu des copy/paste du message de recrutement dans un paquet de forums, au final évidement il y a eu des ânes intéressés.

      Vu que tu es quand même une référence sur ces sujets, et que j’ai la chance de t’avoir ici, je vais en profiter pour poster quelques liens (en dofollow, je pense que ça ne te dérangeras pas😉 )

      Tout d’abords « Kit de survie du créatif, » et aussi ton livre « Graphiste indépendant »

      voila

      Répondre
  3. Vincent

    Merci pour tes articles, ça rappelle des souvenirs ! J’en ai connu des petits branleurs de mouche persuadés qu’ils seront les futurs rois du monde et qui veulent te faire croire que toi aussi grâce à leur idée… D’ailleurs c’est généralement toi qui doit leur trouver cette idée.
    Ça me rappelle mon ancien patron qui me disait : « tu veux pas aller bosser en Chine pour nous ? tu vis comme un roi la bas avec 1000€/mois ».
    Ou encore cette vieille chanteuse/journaliste ratee alcoolique qui me recontacte tous les ans, pour que je lui fasse son site internet et son logo pour 50€. « Ah, je connais drucker, mais je vais cartonner ! » Quelle me dit… elle ferait mieux d’apprendre à faire un site ça irait plus vite.

    Bref éloignez vous de ces mythos qui ne cherchent rien d’autre que des esclaves.

    Répondre
    1. Rod Leg Auteur de l’article

      Je dirais même que la réussite du projet ne dépend QUE du travail des créas et des devs ! Et la seule idée qu’ils ont eut finalement c’est de remettre l’esclave au gout du jour (et ça n’a rien de révolutionnaire).
      Tant qu’on recevra ce genre de proposition, il faudra les partager et essayer de faire prendre conscience qu’il ne faut JAMAIS accepter!

      comme tu le dis:

      Bref éloignez vous de ces mythos qui ne cherchent rien d’autre que des esclaves.

      😉

      Répondre
  4. Philippe SchoepenPhili

    J’ai vécu à peu près la même histoire voici deux ans ; un homme de radio au débit mitraillette (tiens, une analogie :-)) m’a demandé de rédiger une petite étude sur un site web d’une gendarmerie (…) que ce client prétendait ensuite rénover. J’ai effectué le travail consciencieusement, pour ensuite attendre trois longs mois pour le règlement de ma facture. Il m’a également été envoyé par un ami, qui a du intervenir pour que le payement se fasse. A retenir : bien réfléchir avant d’accepter un job, ‘sentir’ le projet, vérifier qu’il est bien en adéquation avec le client….

    Répondre
  5. Ping : Qu’est ce que le Perverted Crowdsourcing ? | Rod-Leg

  6. Adeline Lothindil Duterre

    Ca me rappelle des souvenirs, mais à vrai dire dans l’autre sens. (Aïeuh, non tapez pas, promis, je cherche pas un gratuiste ou autre devuiste d’ailleurs).

    Quand j’ai débuté mon projet de création d’entreprise, il y a trois ans, je voulais créer des jeux web (c’est d’ailleurs toujours le cas). J’ai fait un business plan qui tient la route, comprenant quasiment 2 ans avant de gagner de quoi payer un salaire (le mien). Avec des maigres compétences de graphistes, je me disais que l’idéal serait que nous soyons deux. Moi la programmeuse, lui ou elle le/la graphiste. Mais pour embaucher quelqu’un, il me fallait des fonds (triste réalité). Après avoir essayé deux ou trois systèmes d’aide, j’ai fini chez mon banquier de l’époque… Qui m’a sorti : « Rêvez pas, on vous donnera pas un crédit avec un projet de ce type-là. Un jeu gratuit ne peut pas rapporter d’argent. » (ça commençait mal, il avait en fait rien écouté) Et lui de continuer : « Le plus simple pour vous, c’est de trouver un associé qui débutera en tant que bénévole et que vous payerez quand vous gagnerez de l’argent. »

    oui… mais non… Je suis prête à me passer de salaire en espérant que mon projet se réalise, mais pas à entraîner quelqu’un avec moi si ça se crashe.

    Moralité ? J’ai ajouté une corde à mon arc. En parallèle du développement, j’ai mis plus de 2 ans à me former au graphisme sous illustrator. Je rêve toujours de gagner assez pour payer mon salaire, et surtout de pouvoir embaucher un graphiste… Mais même fauchée, il est hors de question pour moi d’embaucher quelqu’un gratuitement ! (et pire encore maintenant que je me lance à mon tour en tant que graphiste^^)

    Répondre
  7. Strategical

    J’aime bien cet article, tu as quand même eu du tact et de la patience, moi les petits cons arrogants, je perds vite mon calme🙂
    C’est d’autant plus embêtant que ce genre de personnes font tâche pour tous ceux sortant de cette filière (j’aurais d’ailleurs quelques histoires à raconter sur certains).

    Par contre, malheureusement, ce genre de demandes existe dans tous les domaines, rien qu’avec mon blog, j’en reçois déjà assez:
    http://strategicalblog.com/tenir-un-blog-arnaques-et-trahisons/

    Répondre

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